Créativité, authenticité et intuition, voilà comment Geneviève Plante conçoit la cuisine au quotidien. En 2014, cette trompettiste et professeure, qui semble avoir reçu un nom prédestiné à sa passion pour la bouffe santé, a créé le blogue culinaire Vert Couleur Persil. Elle a d’abord publié deux livres de recettes à compte d’auteure : Histoires de salades (2016) et Houmous & Cie (2017).

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Pour son 3e, qui marque aussi une grande aventure avec les Éditions La Presse, elle vous invite à entrer dans son univers de recettes simples, saines, colorées et composées d’aliments frais et biologiques. Un livre accessible et convivial, qui démontre en beauté qu’il est possible d’allier nourriture saine, conscience écologique et plaisirs gourmands.

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Nous avons jasé avec elle…


Parle-moi de ton expérience d’éditrice pour tes 2 premiers livres.

C’était assez prenant comme expérience, de laquelle je suis sortie grandie. J’ai lancé mon blogue pour le plaisir et partager mes recettes, très simplement. C’était mon espace terrain de jeu. Deux ans plus tard, la vie a fait en sorte que j’ai eu besoin de me dépasser mais je ne savais pas trop dans quoi je me lançais, mais je  savais que je voulais réaliser un livre. J’ai été agréablement surprise de voir qu’il a très bien fonctionné, je suis même retournée en 2e impression. Par contre, avec la fatigue de la première expérience, je me suis dit que je ne le ferais plus, vu la charge de travail qu’un tel projet représente. Deux mois plus tard, l’envie de créer à nouveau est revenue. Les lecteurs du premier ont été au rendez-vous, j’étais mieux préparée. Puis, est venue la rencontre fabuleuse avec La Presse.

La santé et les produits sains sont au coeur de ce que tu fais, tu parles de la saveur des aliments. En ce sens, est-ce que le bio peut être une alternative au sucre et au sel trop utilisés ? A-t-on perdu notre sens du goût ?

epices

Ce n’est pas nécessairement le bio, bien que moi je constate la différence : c’est plus savoureux. En terme d’assaisonnement, et c’est ce qu’on découvre aussi avec les voyages, les épices sont tout un monde !.J’utilise aussi le robot culinaire pour créer des sauces en mélangeant des aliments.

La musique est-elle toujours présente malgré la place que prend la création culinaire ?

Oui mais ça devient un casse-tête. Je suis trompettiste, je fais du studio, j’enseigne et fais de la gestion dans le domaine des arts (Geneviève est vice-présidente – Montréal de La Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ)).

Le blogue a commencé comme passe-temps, mais en ce moment, je travaille le soir et les weekends. Je prône beaucoup l’équilibre dans la vie et en ce moment, je ne l’ai pas. J’essaie de faire un ménage pour arriver à cet équilibre que je souhaite.

Est-ce que la cuisine et la musique sont 2 façons de vivre le moment présent ?

Tellement. C’est drôle parce que peu importe que je fasse de la musique ou des recettes, je n’ai pas l’impression de travailler. La musique me sert de détente, de plaisir, de gagne-pain et la nourriture, la même chose. Je me trouve chanceuse de pouvoir faire ça, les 2 sont dans mon Top 3 des choses qui me passionnent, la 3e étant les voyages.

Qu’est-ce que tu penses qu’on apprend sur soi dans une cuisine ?

Pour moi, c’est la créativité. On peut suivre une recette et la laisser nous guider, mais on peut aussi en sortir et improviser, la mettre à son gout. Encore là, je vois un lien avec la musique que je pratique.

Qu’est-ce qui fait le succès d’un blogue ou un livre culinaire ? On constate l’engouement depuis 2 à 3 ans pour la photo de bouffe, les livres et blogues de recettes…

J’entends beaucoup parler du visuel, que c’est important. J’essaie d’aller vers des choses épurées, pas trop chargées. Les photos du livres sont de Krystel V. Morin, qui a aussi travaillé sur mon 2e livre. J’ai fait le stylisme avec elle. Notre but était d’arriver à faire saliver par l’image. On a de la grosse compétition aujourd’hui avec Instagram et Pinterest, les photos de bouffe ne sont plus ce qu’elles étaient. La barre est haute. J’aime faire parler la nourriture dans la photo, c’est l’objectif que je me donne. Je pense aussi que les gens cherchent des choses simples et rapides à préparer.

Pour certains, recevoir est synonyme d’élaboré. Simplement ne veut pas dire sans goût, es-tu pour ou contre le fait de recevoir simplement ?

manger simplement

C’est toute la base de Vert couleur persil : arriver à manger santé, simple, mais super gourmand, parce que je suis moi-même une gourmande : je mange tout le temps. J’aime tellement manger. En même temps, je veux manger santé. On entend parfois des gens dire que le tofu ou la bouffe plus végé, c’est plate, ce n’est pas vrai ! Il n’y aucun lien entre le fait que plus santé ne doive pas goûter quelque chose. Pas besoin de servir 25 couverts pour impressionner. Pour moi, recevoir, c’est plein de choses au centre de la table, on parle, on partage. Pas besoin d’assiettes montées, même si ça aussi c’est super, mais pour ma part, quand je cuisine et reçois, j’aime que ce soit en simplicité.

Quel aliment ou ingrédient est sous-estimé ?

Le panais je pense. Je n’avais pas tendance à le cuisiner et j’en avais beaucoup avec mon abonnement à mon panier bio. Il a quelque chose de spécial, on la connaît souvent moins, mais il est surprenant avec tout ce qu’on peut en faire.

panais

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