Kathy Tropiano est l’une des personnes les plus fonceuses que je connaisse. C’est le genre de femme qui ne parle pas trop longtemps de ses rêves avant de passer à l’action. Son premier livre, qui vient d’arriver chez les libraires, en est un bel exemple. Je me suis entretenue avec cette entrepreneure multi-talents pour connaître l’histoire de son Jour UN en tant qu’auteure. 

Comment est né ce projet de livre ? 

Je voulais écrire un livre depuis plus de 3 ans. Un jour, j’ai pris l’avion sans trop réfléchir pour aller rencontrer Reid Tracy (Hay House) et lui proposer mon projet de livre. Ça n’a pas fonctionné et je suis revenue déçue, pensant que ça n’arriverait jamais. Sensiblement au même moment, ma patronne où je travaille en comptabilité me présente Marie-Josée Blanchard (Performance Édition), qui ne me dit pas non, mais me donne surtout des infos sur comment travailler un projet de livre. Plus tard, au Salon du Livre, pendant que mes filles attendent pour rencontrer un auteur, je me suis assise à un kiosque de signature vacant, demandant à mon mari de prendre une photo de moi, comme si j’étais en séance de dédicace. Je l’ai mise sur Facebook en écrivant qu’il me ferait plaisir de vous dédicacer mon livre, avec en deuxième ligne la précision que c’était une technique de visualisation qu’on apprend en PNL : Faire comme si. Les gens ont lu en diagonale et les commentaires ont fusé : où peut-on l’acheter, je ne savais que tu avais écrit un livre. Le même soir, j’ai reçu 3 propositions de maisons d’édition me proposant de publier mon livre, mais je voulais que ce soit le bon choix. Encore en mai dernier, j’ai pensé l’éditer moi-même. C’est alors que je recontacte Marie-Josée chez Performance Édition pour des conseils qu’elle me proposera de le publier. Le contrat est entré le soir même.

Qu’as-tu appris sur toi par l’écriture de ce livre ?

Qu’écrire un livre, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire ! Je savais que les mots à « pondre » se comptaient en dizaines de milliers. J’ai été dedans 7/7 tout l’été, c’est un vrai travail. J’ai douté. Puis, je me suis ramenée au pourquoi je souhaitais le faire : ce que les gens en retireraient, ce que je pouvais apporter.

Tu baignes dans le mieux-être, le positivisme, la réalisation de soi. Quelle est la plus grande leçon de vie que tu as apprise dans les dernières années ?

Qu’on est infiniment plus. Je n’avais aucune idée de tout ce que j’avais en moi et du potentiel que je pouvais déployer en 3 ans. C’est pour ça que mon prochain événement s’appelle ainsi, We are more (www.wearemore.ca | 20 mai 2018). Si j’avais su cela, je n’aurais pas attendu tout ce temps avant de concrétiser ce que je fais depuis 3 ans. J’ai fais du surplace longtemps, à ne pas croire que je pouvais faire quelque chose dont je rêvais.

Par peur ?

Oui, mais aussi par confort. Tu es installé dans une zone de confort, les factures sont payées, tu as une famille, les enfants vont bien, pourquoi créer un risque ? Tout allait bien, mais je ne me réalisais pas. Pour tout ce que je faisais, j’avais l’impression que demain était un autre jour, l’an prochain était une autre année et que c’était toujours du pareil au même, du fade, sans sentiment de réalisation ou accomplissement. De par mon caractère, je veux laisser une trace, avoir eu un impact. Si ce n’est pas sur des milliers de gens, mais seulement sur mes soeurs et mes filles, j’aurai réussi. 

« Mon plus grand défi est celui de continuer à me réaliser à travers mes projets. Le Salon de L’Éveil en est un bel exemple. Ironiquement, mon plus grand bonheur professionnel est aussi une immense charge de travail. C’est à travers tout ce travail que je me réalise, que je m’accomplis et où parfois même, je me surprends. »

On attend souvent que ce soit le bon moment, d’avoir l’argent, on attend lundi, la bonne personne, etc. Qu’en penses-tu  ?

Une chanson dit : le bonheur, c’est une fois qu’il est parti qu’on sait qu’il était là. On attend multiples choses et quand arrive une mauvaise nouvelle, on se dit j’aurais dû, j’avais des sous, j’avais la santé. Qui étais-je pour prendre l’avion et aller voir le proprio de Hay House et son équipe ? J’ai eu la naïveté de croire qu’ils allaient m’écouter, parce que ça se peut aussi qu’ils ne t’écoutent pas. 150 portes se sont fermées devant moi avant qu’une ne s’ouvre.

Que souhaites-tu à tes filles ?

Qu’elles foncent !

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