Benoit Gagnon est le porte-parole de la 21e édition du fort attendu Salon Maternité Paternité Enfants. Nous avons jasé avec ce passionné de communications, de sport, de restauration et d’une foule d’autres domaines pour qui la famille demeure toujours bien en haut de la liste de priorités.

Benoit, tu es un gars fort occupé et tu conjugues tout de même à merveille tes occupations professionnelles avec ton rôle de père et d’amoureux. Est-ce un défi ?

Je le fais beaucoup pour mes enfants, afin de m’assurer qu’ils ne manquent de rien et qu’ils soient capables de faire ce qu’ils veulent et puissent aller dans les écoles où ils ont envie d’étudier. En même temps, c’est moi la « victime » de tout ça et je ne me plains pas, je fais beaucoup de choses en soirée. Quand ma gang se couche, je travaille tard dans mon bureau. Les journée sont parfois longues, mais je ne manque pas le principal avec eux.

Était-ce un naturel d’accepter ce rôle d’ambassadeur du SMPE ? D’autres hommes l’ont été, mais c’est tout de même plutôt récent qu’on associe autant le papa que la maman pour la parentalité, on a longtemps pensé plus « maman » en premier, surtout pour un rôle de porte-parole.

Je suis 100% d’accord sur le fait que maintenant, ce n’est pas juste une affaire de mamans. Elles ont été bonnes toutes seules pendant de très nombreuses années, mais les temps ont changé. Je pense que les gars ont appris à se faire confiance, mais que les filles aussi ont appris à nous faire confiance, donc c’est un heureux mélange des 2. Les gars ont aussi passé le message qu’ils voulaient être davantage impliqués. Il ne faut pas juste être là pour le soccer le samedi matin, mais tout le temps et moi, je fais partie de ceux-là. J’ai d’excellents pères autour de moi et je trouve ça le fun.

BENOÎT GAGNON

Qu’est-ce qu’on apprend sur soi avec la paternité ?

Plein d’affaires ! J’ai longtemps pensé que j’étais plutôt impatient dans la vie, je trouve souvent que ça ne va pas assez vite. Je me suis rendu compte que je suis très patient. Est-ce que je l’ai développé avec le temps ou l’avais-je sans m’en servir, je ne sais pas. Je savais déjà que j’étais émotif et sensible, je le suis exposant 1000 ! Je suis très touché d’avoir la chance d’être père, d’avoir des enfants qui sont en santé, de pouvoir être là et les appuyer, leur donner les outils nécessaires pour qu’ils deviennent qui ils ont envie de devenir. Je trouve que c’est un rôle privilégié. J’apprécie ce que la vie m’a offert et je prends le temps de le savourer.

On dit qu’on n’est jamais prêt à devenir parent, l’est-on davantage quand c’est le 3e?

J’ai toujours su que je voulais être père. J’ai eu Mathieu à 29 ans. On n’est jamais prêt, mais en même temps, on l’est aussi parce qu’il y a un côté inné qui fait qu’on s’en occupe bien. Les premiers boutons rouges sur le 1er et ceux sur le 3e, ce n’est pas le même niveau de stress, disons ! Il y a un écart de 13 ans entre Charles et Sophie, alors c’est certain que tu es mieux préparé, tu as plus d’expérience et tu as une expertise différente.

Est-ce que ça change vraiment quelque chose l’âge auquel on a un enfant ?

Je pense qu’il y a des bases qui seront très similaires. Mais quand Mathieu est arrivé, j’installais une carrière. Ces années où tu dis oui à plein de choses, tu veux te faire voir et ne rien manquer à l’extérieur pour la carrière, mais tu manques des trucs familiaux. Les 8 années à Salut Bonjour! sont 8 années où je n’étais pas à la maison le matin pour le déjeuner, la garderie et les reconduire à l’école. Avoir eu Charles à 43 ans, dans ma carrière et sans aucune prétention, je suis rendu ailleurs et je peux me permettre de dire non à certaines choses, être plus sélectif sur ce que je fais.

Est-ce un des plus grands avantages d’avoir des enfants disons passé 35 ans, que notre carrière est plus établie et nos priorités sont différentes ?

Oui, souvent tu te connais plus, tu as une belle maturité, c’est souvent une décision réfléchie depuis plusieurs années, tu savais que tu en voulais et tu attendais le bon moment. Pour moi, avoir Mathieu et Sophie début trentaine a été parfait et c’est ce que je voulais. Et d’avoir Charles aujourd’hui, entouré d’eux qui sont un grand-frère et soeur extraordinaires, je trouve que c’est un grand avantage pour lui de les avoir dans sa vie.

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Le SMPE propose de tout. As-tu découvert des coups de coeur ?

Je suis très techno, j’ai plein d’applications sur mon téléphone, je m’en sers et j’aime ça. Mais ce sont des applications et il n’y a pas de contact humain. Ce que j’aime du Salon, ce sont les gens derrière des produits ou services que tu peux rencontrer, avoir des réponses, parler avec d’autres parents aussi qui ont expérimenté quelque chose que tu es en train de vivre. Quand tu achètes une télé, tu as un mode d’emploi de 100 pages en 4 langues. Quand tu accouches, ils te donnent ton bébé, tu repars à la maison et on te dit « bonne vie ». C’est une grande responsabilité d’être parent et avoir accès au même endroit en même temps à plein de spécialistes, c’est génial.

Que souhaites-tu à tes enfants pour le futur ?

J’espère vraiment qu’ils vont réussir à goûter autant à la défaite qu’à la victoire et apprendre, qu’ils vont être bons et ne pas attendre après moi pour faire des trucs, qu’ils deviennent indépendants, épanouis, qu’ils mordent dans la vie. Mon père est décédé jeune, mais il nous a enseigné à mon frère et moi de profiter de la vie au maximum, de rencontrer des gens, de tester, essayer des affaires. Je veux qu’ils soient vivants, qu’ils se réalisent. Je veux aussi être là longtemps pour assister au spectacle de leur vie.

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