Faites-vous partie de ces gens qui disent qu’ils ne gagnent jamais rien ? Je disais souvent ça moi aussi. Mais l’été dernier, alors que j’ai gagné un concours organisé par nul autre que l’homme d’affaires Serge Beauchemin, populaire et surtout pertinent juge à L’émission Dans l’oeil du dragon, je me suis dit que je ne pouvais plus jamais prononcer cette phrase. Mon prix ? Que ce dernier vienne visionner, dans mon salon, la dernière de la saison, armé de sa techno pour du direct Facebook, avec les gens que je voulais. J’en avais des amis dans les jours qui ont précédé cet événement, laissez-moi vous le dire ! Voici quelques extraits de la discussion intime qu’on a eu le privilège d’avoir sur mon divan et qui m’ont assez inspirée pour que j’aie envie de les partager…

Serge Beauchemin concours

« Parfois, en affaires, c’est une question de « fit » ; on ne se voit pas travailler avec certaines personnes. Un partenariat, c’est une dimension supplémentaire   de risque. Si, dès le départ, après un échange de quelques heures,  tu as une drôle de sensation… J’écoute toujours mon ressenti. Mon cerveau rationnel est capable, de façon consciente, d’analyser bien des choses, mais mon intuition, c’est mon cerveau irrationnel, c’est le cerveau qui capte tout tellement vite que je ne suis pas capable de comprendre.   Il a vu le clin d’oeil, le mouvement physique et dit : « oups, ça ne  sent pas bon, j’ai déjà vu ce mouvement dans une autre situation et tu t’es fait avoir avec ça ». Ce cerveau-là, l’intuition pour juger les gens, je m’en sers beaucoup. S’il dit non, ça va prendre de bons arguments pour que ma raison fasse changer d’idée la décision de mon intuition. » 

« Ce qui m’impression à coup sûr est d’abord l’individu, la débrouillardise, la créativité des gens. Je suis toujours un peu jeté par terre quand je vois un gars qui arrive avec une idée géniale mais inusitée, commencer ça dans sa cuisine puis réussir à créer un produit de classe commerciale ou industrielle, avec des moyens ridiculement bas. Ça m’impressionne beaucoup. Mais ça ne veut pas automatiquement dire que demain matin, j’investis dans un projet qui m’impressionne ! » 

« Personne ne mérite qu’on lui manque de respect, sous aucune considération. On mérite aussi de se faire dire la vérité. » 

« Plus on est nombreux à en   parler, à vibrer de cette fibre entrepreneuriale, plus on dit à nos jeunes de prendre des risques, que « échec » est juste un mot qu’on donne à une épreuve qu’on traverse, mieux ce sera. Les échecs sont positifs, on grandit dans l’adversité, dans les revers il y des leçons à tirer. Nos enfants auront davantage confiance en eux, on doit leur dire de se lancer dans leur projet, dans la vie. Parfois les jeunes ont peur d’aller dans un chemin qui pourrait déplaire à leurs parents ou à la société, on doit leur dire de pousser leur talent naturel. J’ai chez moi un peuplier et un rosier, je ne pourrais pas dire à mes enfants d’être tous les deux des chênes. Ce que j’ai comme rôle est de les aider à être le plus beau et le meilleur de leur propre nature. Pas besoin d’être le prochain Mark Zuckerberg, juste d’être l’entrepreneur que vous voulez être, celui qui est passionné de son produit, de ses clients, de ses employés. » 

Serge Beauchemin et cath

« Une chose qu’il faut comprendre est que l’entrepreneuriat, depuis quelques années avec l’émission entre autres, c’est devenu très populaire, fashion, tout le monde veut être en affaires. Et bravo ! Le problème est qu’il va falloir rajouter du réalisme dans ça : on peut tous être en affaires, mais on ne sera pas tous des Elon Musk ou Mark Zuckerberg. Au Québec, au Canada et aux États-Unis, 95% des entreprises sont des PME, de 10 employés et moins. Dans une perspective comme ça, il y en a un paquet qui réussissent à bien vivre avec 8, 3, 2 employés. On de doit pas dénigrer ces projets. On valorise souvent beaucoup les gens qui vont faire 200 millions avec leur entreprise, on dit : « wow, lui c’est un entrepreneur », mais tous ces autres qui créent de l’emploi dans leur communauté, de la richesse dans leur famille, en font vivre 2, 3,10 autres par leur idées, enthousiasme et passion, on n’en parle pas, on dit : « ce sont des petits entrepreneurs ». Il n’y a pas de petits et de moyens entrepreneurs, il y a des entrepreneurs. Des bons et des mauvais, certains de grande envergure, d’autres moins. Ce n’est pas parce qu’on ne gagne pas une médaille qu’on devrait arrêter de courir. Je ne suis pas en train de dire qu’il faut rester petit, mais ce n’est pas un problème de l’être. Ce n’est pas nouveau les petites entreprises en grande quantité, mais avec des émissions sur le sujet et le vedettariat des entrepreneurs, on met le spot sur les gros. » 

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