Je suis une fille d’automne. C’est durant cette première semaine grise et fraiche de septembre que j’écris ces lignes, alors que le temps nous confirme que c’est pratiquement l’automne. Un autre bookzine s’en vient, avec différents projets dont une nouvelle émission de télé. Chaque année, le début septembre représente pour moi une sorte de nouveau départ.

Je sais que 1- l’été n’est pas terminé et 2- souvent suivi de celui des Indiens, mais pour moi, septembre, c’est l’arrivée de l’automne. Air frais, 15-20 degrés, le soleil qui nous chauffe encore le visage, des vêtements que j’adore, de la bouffe réconfort, la température idéale pour la course à pied et le tennis et des couleurs magnifiques à capturer pour la kid kodak que je suis.

Les résolutions, me direz-vous, nous sommes supposés les prendre avec le changement d’année sur le calendrier pascal. Pas moi.

Donc chaque fin d’été, alors que ça sent la rentrée, c’est pour moi une sorte de nouvelle année qui commence. Mon 1er janvier. Un début, un renouveau, une sorte « d’étape d’année »; ma préférée. Retour plus assidu au boulot, décisions, progression, ambitions.

automne

Espace physique et mental

Le mot qui aura marqué mon été est « espace ». Le mien. Le prendre. Le vider pour mieux le remplir. J’ai beaucoup de difficulté à faire le vide complet, clarifier ma tête quand il y a tant sur mon bureau : corrections, développements, appels, ordi, rédaction, photos, entrevues, recherches et multitudes de trucs qui font de ma vie ma passion, mais une passion chargée. J’y parviens pour quelques heures par semaine quand je me dépose sur mon tapis de yoga, que je peins ou que je m’entraîne au crossfit, mon nouveau dada des 4 derniers mois.

crossfit atelier art running

Avant, « je n’avais pas le temps ». On m’a récemment demandé comment j’avais le temps d’aller au gym 4 ou 5 fois semaine ou pour prendre des cours de peinture : Je le prends. Depuis presque 5 mois, mes classes font partie de mon agenda. Et, puisque j’en ai fait le choix, j’accepte aussi que pour le faire, je travaillerai peut-être samedi matin ou mardi soir, au retour de l’entraînement.

L’espace, c’est aussi de se décoller le nez de nos projets, faire en sorte de créer un espace permettant le lousse nécessaire à la prise de décisions adéquates et au travail efficace et moins stressé. Espace, temps, priorités, meilleure gestion, clarté.

J’entame cette rentrée avec un regard frais, motivé, la tête toujours plus bourrée d’idées. Si je n’avais qu’un souhait à vous faire, ce serait de faire une chose pour vous avant l’hiver. Une. Jongler avec les vouloir que, penser que peut-être, tout à coup que, oui mais…, c’est se mettre en mode victime. Prendre une action est synonyme de pouvoir. Le vôtre. Arrêtez d’en parler, d’y réfléchir, de vous demander si vous avez le droit, si c’est le bon moment. Ça l’est.

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