Depuis le Jour 1 du magazine, je sais ce que je veux qu’il soit. Bien qu’elle ait évolué, sa mission pour moi demeure extrêmement claire. J’ai toujours souhaité qu’il soit un outil pour les gens. Une référence d’adresses tenues par des gens passionnés, de coeur et qui proposent ce qu’ils font le mieux de manière authentique. Je veux faire réfléchir, s’intéresser aux autres, à soi-même. Se poser des questions à savoir comment on peut être une meilleur humain, de façon générale, à motiver les gens à faire quelque chose pour eux à travers le contenu de nos pages. Je veux développer quelque chose de différent avec des partenaires qui aiment sortir du moule et qui sont uniques.

Je n’ai pas toujours dit très fort que le magazine est, à la base, ce qui a découlé d’une démarche personnelle synonyme de nombreux changements de vie. Une bonne partie de nouveau moi, depuis 5 ans et des poussières. Parce que le moment de départ où l’on choisit de vouloir changer, ne serait-ce qu’un peu, est synonyme d’admettre qu’on n’est pas parfait. Autant aux autres qu’envers soi-même. Cela se fait sur une période de temps, qui peut varier selon notre cheminement de vie. Je n’ai pas la prétention d’être une spécialiste de quoi que ce soit; par contre, je sais rassembler des gens intéressants et je sais l’effet que peut avoir une lecture positive ou un article qui fait réfléchir ou donne envie d’agir, de passer à l’action.

Il y en a plusieurs qui sont gravés en moi, et la conférence entendue à Toronto de Bishop T.D. Jakes m’avait fait réfléchir au ménage de vie parfois essentiel qu’on doit faire. Il avait raconté l’histoire de poulet que voici  :

Les poulets marchent en regardant le sol. Leurs ailes sont très petites, ce qui ne leur permet de voler qu’à 5 pieds dans les airs; ils redescendent aussitôt. Il explique que les poulets ne peuvent voler parce qu’ils mangent, entre autres, la pire chose du monde : ce qu’ils expulsent en faisant leurs besoins. Comme les gens qui ne veulent pas pardonner, oublier, laisser derrière les vieilles histoires. De telles gens continuent de mâcher ce dont ils auraient dû se défaire hier. Ceux qui ressassent les vieilles histoires et blessures, Bishop T.D. Jakes les appelle des poulets. Continuellement remâcher ce dont on devrait se défaire nous empêche de nous envoler. Bishop dit être né pour être un aigle : ils ont des ailes de 9 pieds, peuvent s’élever malgré la tempête, qui ne les ramène pas au sol, mais leur permet de s’élever davantage. L’aigle est le seul oiseau qui peut regarder le soleil en face sans cligner des yeux.

Les aigles font l’amour dans les airs. Bishop se demandait pourquoi. La réponse est fort simple : afin d’être certains de ne pas se reproduire avec des poulets. Si vous êtes un aigle et désirez voler, vous devez arrêter de vous entourer de poulets, de penser, agir, vous sentir comme tel. Vous êtes nés pour voler à une hauteur où vous n’êtes jamais allés. La vie est une opportunité pour ouvrir ses ailes. Sortir de sa petite boite, arrêter de répéter la même façon limitée de faire face aux situations, déployer nos ailes comme l’aigle que nous sommes. Fendez l’air avec un nouveau modèle de pensées, faites autrement, et ainsi, vous rencontrerez d’autres aigles qui sont prêts, comme vous, pour un nouveau niveau d’expérience de la vie. Vous ne finirez jamais dans un restaurant.

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