L’amour existe encore

Avant même d’avoir ouvert le dernier livre d’Anne-Marie Dupras, on est en amour sa présentation tordante d’honnêteté, où on reconnait le style de l’humoriste qu’on adore. À l’opposé des grandes promesses amoureuses ratées qui sont probablement une bonne partie de l’inspiration de ces pages, elle promet, en 4e de couverture, que son livre ne contient pas de raisons de se sentir coupable, de méthode miracle pour récupérer son ex ou de citations mal traduites qui font saigner des yeux. Nous donner envie de lire ce livre : Check!

On adore la partie pratique du livre qui nous force à réfléchir à des choses qu’on prend pour acquises ou comme normales, mais qu’on a peut-être perdues de vue. Et, pas besoin d’être en peine d’amour pour apprécier ce livre. Si tout roule entre vous et chéri(e), il vous fera revivre des passages de vie du passé en vous faisant apprécier la relation que vous vivez au présent (seul(e) ou à deux !), vous permettra d’analyser votre couple et de peut-être en faire un bilan afin de mieux vous en occuper ou sera un allié pour un ami en mal d’amour. On aime le ton de l’auteure, qui donne l’impression de prendre un café avec une amie qui saurait quoi dire et nous brasser, juste assez.

« Un moment donné, on peut devenir tellement occupé à cocher des éléments sur sa liste qu’on en oublie que sous la montagne de critères, le but est de trouver quelqu’un. Donc, gardez en tête que c’est l’amour que vous cherchez, pas les ingrédients pour reproduire une recette de Ricardo ». – sur l’importance, oui, d’avoir une vision claire de la relation qu’on souhaite développer, mais de celle, aussi, de ne pas s’enfarger dans une liste trop longue, où la personne qui rencontrera tous ces critères n’existe pas.

comp coeur brise

Argent et abondance de réflexions

C’est un livre qui fait s’activer notre hamster et qui propose une nouvelle génération de millionnaires : ceux qui sont en paix avec la spiritualité, l’humanisme, la passion et la prospérité. Joe Vitale nous entraine dans une réflexion afin de transformer nos croyances face à l’argent et défaire celles-ci. On doit avouer que c’est plutôt efficace!

On aime les chapitres courts, précis, qui font réfléchir. Particulièrement, le chapitre 4, qui parle de l’économie du troc et l’économie du don:

L’argent n’est pas la racine de tous les maux. L’argent est la solution à un phénomène naturel…l’échange de biens et la reconnaissance de dettes. Vous avez quelque chose que je veux, j’ai quelque chose que vous voulez – travaillons ensemble. Alors, comment cela s’est-il transformé en ce rapport conflictuel et compliqué que nous avons avec l’argent de nos jours ? Cela n’a rien à voir avec l’argent et cela à tout à voir avec les gens.

Le chapitre 6, « La formule » :

Nous sommes nombreux à être en conflit avec l’idée que nous ne méritons pas d’être payés pour faire ce que nous aimons. Or, cette idée est un fantasme. Une autre fausseté implantée dans nos esprits.

Nous méritons tous d’être payés pour faire ce que nous aimons. Nous méritons tous d’être payés pour apporter quelque chose de bon dans ce monde. Après tout, vous avez des factures à payer, comme moi. C’est un échange équitable d’énergie, payé en raison d’un respect mutuel.

Chapitre 14, « Combien d’argent faut-il pour que ce soit assez ? », qui parle de pénurie VS abondance.

Il y aura toujours des critiques. Évidemment, ceux qui disent qu’un possède trop critiquent des gens mieux nantis qu’eux. N’importe qui peut attirer la somme d’argent qu’il souhaite et le distribuer selon son bon plaisir. Il n’y a pas de limite aux revenus, sinon des limites mentales. On doit rendre des comptes à sa propre tranquillité d’esprit et non à la paix d’un critique.

Gros coup de coeur, aussi, pour la section du livre consacrée aux blocages.

Les 10 principes du « Manifeste de l’abondance » :

  1. Tu verras la réalité autrement
  2. Tu vénéreras la passion
  3. Tu donneras 10% de tous tes revenus
  4. Tu garderas l’esprit clair
  5. Ty choisiras l’option la plus noble dans toutes tes décisions
  6. Tu exécuteras l’inspiration divine
  7. Tu dépenseras, investiras et économiseras de façon responsable
  8. Tu verras ce qu’il y a derrière chaque problème
  9. Tu vivras le miracle du présent
  10. Tu aideras les autres

Haaaa, si seulement tout le monde pouvait s’intéresser au genre de messages de ce livre….

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Manipulation à tous les temps de verbe

Chouette BD en noir et blanc illustrée style crayon au plomb, qui nous met en pleine figure tous les types de manipulation, parfois très subtils.

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L’auteur met en scène une communauté de Musaraignes, où se fréquentent un pervers narcissique, une reine tolérante et ouverte, un conseiller méfiant, un psychiatre éclairé et des manipulations dans tous les sens. L’auteur illustre que tout est toujours affaire de manipulation, omniprésente dans notre vie quotidienne : les rapports au travail, dans le couple, la politique, la religion, la consommation…

C’est une chouette façon de traiter le sujet et de mieux comprendre comment fonctionnent les manipulateurs, qui sont-ils et comment s’en protéger. Parce que ce nom propre souvent utilisé comme adjectif peut autant nous faire douter de nous, au mieux, mais aussi détruire, au pire.

Avec la préface d’une grande dame spécialiste du sujet, Isabelle Nazare-Aga.

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Un homme comme les autres, ou presque

Un petit bouquin que vous allez lire d’un trait. C’est direct et dépouillé. Des petites histoires de vie qu’on a l’impression d’être nôtres grâce aux mots parfaitement choisis et enchainés par l’auteur.

Le premier livre d’Hugo Horiot, L’Empereur, c’est moi, a été publié en mars 2013 aux éditions L’Iconoclaste. Dans ce livre, il ne prononçait pas une seule fois le mot “autisme“. Seul le bandeau sur le livre indiquait qu’il s’agissait d’un récit sur “une enfance en autisme“ ainsi que la 4ème de couverture, qui mentionnait “l’enfant autiste Asperger” qu’il était. Dans Carnet d’un imposteur qui vient de paraître, c’est le contraire. L’autisme, il en parle dans ces pages, comme il le fait depuis quelques années dans les médias de qui l’invitation le lui ont permis.

carnet dun imposteur

«Tromper les autres pour qu’ils ne vous tuent pas. Ainsi va ma vie.»
Dans L’empereur, c’est moi, consacré à ses années enfermé dans l’autisme, Hugo Horiot raconte comment il est parvenu à se libérer de sa prison intérieure. Dans ce second livre, il évoque l’après: sa vie d’adulte, de comédien, de père. Avec son style unique, il ébauche des réponses à ces questions: Comment être un bon père quand on a détesté être petit ? Comment composer avec la réalité quand on ne la comprend pas ? Comment être un adulte fonctionnel quand notre enfance continue de nous hanter ?

Ses réflexions sont crues, parfois violentes, mais toujours vraies. Un témoignage vibrant d’intensité sur la vie d’un autiste telle qu’elle est aujourd’hui, sans fard ni artifices.

Le temps: rien d’autre ne compte plus que ça. Ce qu’on en fait, comment on le vit et la façon dont on l’optimise. Le temps et une denrée rare. Même quand on court très vite, il finit toujours par nous rattraper ou nous manquer. Le temps triomphe de tout et de tout le monde. Il est l’érosion permanente des êtres et des objets. Comme Dieu pour les croyants, le temps a toujours raison.


La seconde sage-femme prépare un plateau avec les ustensiles de bienvenue. Ultime poussée. Tu me serres, je te serre. Sotie du monde que nous avons tous perdu. Entrée dans le monde des autres. Une nouvelle voix se fait entendre. Presque un miaulement. Naissance d’une mère. Elle tient son enfant contre son sein. Naissance d’un père regardant ce tableau. Naissance de mon fils.

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