Nous sommes heureux de vous partager cet article de notre collaboratrice Véronique Pierre, juste à temps pour novembre…


Nous sommes vendredi après-midi, 3h52 et je me lève d’une mini sieste. Regardant le temps maussade automnal et les feuilles qui tombent des arbres, je me sens connectée à cette période où tout commence à s’éteindre à ralentir, afin de donner place à notre saison hivernale.

Chanceuse de pouvoir me permettre une sieste le vendredi après-midi ? Non, pas vraiment. J’ai juste compris, il y a 2 ans, un fait qui a changé ma vie: on vit à l’envers ! C’est vrai, nous ne sommes aucunement connectés au cycle naturel de la vie, alors qu’on devrait vivre selon le déroulement des saisons. On est là, à se donner au max dans la saison qui devrait ralentir. Ayant moi-même souffert de dépressions saisonnières, je me suis penchée sur la question pendant quelques années, jusqu’à ce qu’un jour, en parlant avec plusieurs de mes clients, bousculés entre travail, obligations familiales et le shopping de Noël, sans énergie et tous lasses par le changement saisonnier, ce fut évident.  On va à l’encontre de ce qui se passe naturellement autour de nous, brûlant nos corps fatigués en les poussant dans une période de productivité qui n’est que contradictoire. L’automne devrait être une saison où on commence à hiverner : on ralentit, on ferme les dossiers et on commence à planifier nos grandes vacances.

Véronique Pierre vivre l'automne

Même chose au niveau des écoles : ça devrait être la fin de l’année scolaire ! Oh que j’entends les corps collégiaux résister ici, ne pensant qu’à leurs deux mois de congé au soleil d’été. Mais ce n’est pas une question du “JE” ici, plutôt une question de bien-être global et communautaire. Donc, les jeunes devraient finir leurs examens et commencer des activités plaisantes et des sorties de fin d’année entre les mois d’octobre et de novembre. Vient ensuite l’hiver, où on devrait avoir l’équivalent des deux mois qu’on connait en juillet et août : congés scolaires, ralentissement au travail, vacances (oui, hivernales, ou partez dans le sud !). La plupart des gens prendraient l’équivalent de leurs 2 à 4 semaines de congé d’été ici, ou leurs vendredis de congé ou des demies-journées. Et on a Noël pour nous donner toute excuse de congé ! On revient plutôt à notre cocon familial, “coocooner” avec nos enfants et notre amoureux.  Hmmm…Oui, “coocooner” avec notre amoureux… Je ressens un regain d’énergie sexuelle dans certains foyers !

Cette période de grand ralentissement et/ou d’arrêt se passe entre décembre et la mi-février. Par la suite, on retrouve lentement un éveil pour le retour des classes et un début du travail productif. On approche du printemps et les idées et projets bourdonnent en nous. On prépare notre grosse saison à venir et on commence à allonger nos journées. Puis, finalement, l’été. L’été, où le soleil, source d’énergie vitale incroyable, est présent plus longtemps, nous donnant vigueur pour produire et s’amuser. Oh et ne vous en faites pas, votre piscine vous attendra à 18h ou 19h avec encore beaucoup de soleil…et pas de chance de vous brûler la peau ! De plus, comme vous le faites présentement pendant le temps des fêtes, nous prendrions (école et milieu de travail) une ou deux semaines de congé, que je suggère fin juillet ou début août, lors des grosses chaleurs. Vers la fin d’août et le début septembre, on finit dans la saison de méga productivité et les écoles préparent nos jeunes aux examens d’octobre. Et nous revoilà ensuite, une année plus tard, vers le retour du  ralentissement… et ainsi continue la roue de vie zen.

Je sais, plusieurs facteurs entrent en jeu : ce ne sont pas toutes les industries qui peuvent être compatibles avec ce rythme, les saisons ne sont pas pareilles partout dans le monde…. mais dîtes-vous que c’est le cas avec le rythme qu’on a déjà. J’ai déjà été surveillante de piscine (lifeguard)… Ma saison était l’été, contrairement à la majorité des gens. Puis, au niveau de ce qui se passe ailleurs dans le monde,  il faut arrêter de vivre au nom de l’économie mondiale (quelle économie anyway ?!) et recommencer à investir dans le bien-être sociétaire de chaque peuple.

Rêveuse ? Peut-être. Mais quelque chose me dit que ça peut se faire. Il faut juste arrêter d’accepter cette idée que la vie est une course folle et appliquer des changements positifs collectifs. Quand je vois des pays comme le Bhoutan qui proposent de baser leur richesse sur le bonheur de leur peuple, ça m’inspire ! Non, ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais si on se retourne ensemble et qu’on le demande et qu’on comprend qu’il y aura des ajustements à faire – car tout changement a ses défis – et bien je dis ceci :

Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde ! (Gandhi)

bhoutan

Récapitulons selon le calendrier annuel :
Janvier à mi-février – Vacances / Ralentissement de vie
Mi-février à fin avril – Début de productivité et d’école
Début mai à fin août – Productivité maximale
Début septembre à fin novembre – Ralentissement et fin d’année scolaire
Mois de décembre – début des vacances et du ralentissement général

four-seasons


veronique-pierre-priereVéronique Pierre, Conférencière Spécialiste en méditation et yoga
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www.veroniquepierre.com

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